Lettre du Cermam

Point de vue

Processus de paix : Netanyahou chez Obama.

Depuis l’arrivée au pouvoir de Benjamin Netanyahou, au mois de février dernier, les relations entre Israël et les Etats-Unis se sont compliquées, tant les opinions de Netanyahou et d’Obama divergent. Lors de son récent voyage en Turquie, le Président américain Barack Obama a réaffirmé, le 6 avril, son soutien à la création d’un Etat palestinien. Il espère également, par ce positionnement, améliorer l’image américaine dans les pays arabes. La réaction d’Israël, par son ministre des Relations avec le Parlement et membre du Likoud, Gilad Erdan, ne s’est pas fait attendre. Il a répondu qu’Israël n’avait aucun ordre à recevoir du Président des Etats-Unis. Les relations entre les Etats-Unis souhaitant une paix rapide et le nouveau gouvernement israélien très à droite, semblent plus difficiles qu’auparavant. Un accord entre les deux pays ne semble cependant pas impossible.

Une opinion défendue.
Le 21 avril, Barack Obama, lors de la visite du roi de Jordanie, Abdallah II, a, à nouveau, officiellement répété son engagement pour la paix au Proche-Orient ainsi que son point de vue sur la question israélo-palestinienne :
« Je suis d’accord sur le fait qu’on ne peut pas discuter éternellement et qu’à un moment, il faudra prendre des mesures, pour que les gens voient du changement sur le terrain. Je suis un fervent partisan d’une solution à deux Etats. Je l’ai dit publiquement et je le redirai en privé ».
Le Président américain souhaite donc que chaque camp relance le processus de paix rapidement et efficacement. Dans ce but, le Président américain, a invité le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, ainsi que le Président égyptien Hosni Moubarak et le Président palestinien Mahmoud Abbas, soit les principaux protagonistes de ce conflit, à s’entretenir séparément avec lui sur ce sujet. Contrairement à George W. Bush, son prédécesseur à la Maison blanche, Barack Obama définit la question de l’apaisement au Proche-Orient comme une priorité de son administration. Les Etats-Unis perçoivent l’aboutissement de ce conflit comme un intérêt national. Il est vrai que cet antagonisme est un terrain particulièrement fertile pour l’endoctrinement islamiste que les Etats-Unis craignent tant depuis les attentats du 11 septembre 2001. De plus, un apaisement dans ce conflit est nécessaire pour espérer un compromis avec l’Iran. La création d’un Etat palestinien est donc un enjeu stratégique pour les Etats-Unis. C’est pourquoi ils tenteront de convaincre Israël de s’aligner sur leur position. Obama demandera certainement au Premier ministre israélien de respecter les engagements pris par les gouvernements précédents concernant principalement l’acceptation du principe d’un Etat palestinien, la fin de la politique de colonisation, l’évacuation des bases militaires illégales et une aide économique et sécuritaire à la Palestine, ainsi que le respect des obligations fixées par le « feuille de route » et le processus d’Annapolis.

Une relation difficile.
Cependant, la volonté affichée par Barack Obama de soutenir la formation de deux Etats séparés, ne plait pas énormément au Premier ministre israélien. Les deux hommes se rencontreront, pour en discuter, à Washington le 18 mai prochain. Cette visite aura lieu après celle du Président israélien, Shimon Peres.
Netanyahou préfère ne pas évoquer la possibilité de la création d’un Etat palestinien, à laquelle il est opposé. Ni durant sa campagne, ni depuis son arrivée au pouvoir, jamais le Premier ministre israélien n’a prononcé les termes d’Etat palestinien. Cette position radicale va à l’encontre de la volonté européenne et de celles des Etats-Unis. Netanyahou préfère s’étendre sur le sujet de l’Iran plutôt que d’évoquer la Palestine. Il considère le programme nucléaire iranien comme une menace sérieuse pour Israël et tente de convaincre les Etats-Unis et l’Europe de l’importance de ce dossier et ainsi de reléguer le problème palestinien au second plan. Cependant, de nombreux pays occidentaux considèrent ces deux dossiers comme étant liés. La création d’un Etat palestinien est définie par beaucoup comme une condition préalable aux négociations avec Téhéran. Ce qui irrite certains hommes politiques, c’est que contrairement à ces prédécesseurs, Netanyahou n’a fait aucune déclaration de bonne volonté face à ce processus de paix. Le principal reproche qui lui est fait est donc de ne pas même tenter de parvenir à la paix.
La rencontre de la semaine prochaine entre Barack Obama et Benjamin Netanyahou sera donc particulièrement importante pour les relations futures qu’entretiendront les deux pays. Il dans l’intérêt de chacun que les deux hommes politiques trouvent un terrain d’entente.

Une opinion défendue.
Le 21 avril, Barack Obama, lors de la visite du roi de Jordanie, Abdallah II, a, à nouveau, officiellement répété son engagement pour la paix au Proche-Orient ainsi que son point de vue sur la question israélo-palestinienne :
« Je suis d’accord sur le fait qu’on ne peut pas discuter éternellement et qu’à un moment, il faudra prendre des mesures, pour que les gens voient du changement sur le terrain. Je suis un fervent partisan d’une solution à deux Etats. Je l’ai dit publiquement et je le redirai en privé ».

Le Président américain souhaite donc que chaque camp relance le processus de paix rapidement et efficacement. Dans ce but, le Président américain, a invité le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, ainsi que le Président égyptien Hosni Moubarak et le Président palestinien Mahmoud Abbas, soit les principaux protagonistes de ce conflit, à s’entretenir séparément avec lui sur ce sujet. Contrairement à George W. Bush, son prédécesseur à la Maison blanche, Barack Obama définit la question de l’apaisement au Proche-Orient comme une priorité de son administration. Les Etats-Unis perçoivent l’aboutissement de ce conflit comme un intérêt national. Il est vrai que cet antagonisme est un terrain particulièrement fertile pour l’endoctrinement islamiste que les Etats-Unis craignent tant depuis les attentats du 11 septembre 2001. De plus, un apaisement dans ce conflit est nécessaire pour espérer un compromis avec l’Iran. La création d’un Etat palestinien est donc un enjeu stratégique pour les Etats-Unis. C’est pourquoi ils tenteront de convaincre Israël de s’aligner sur leur position. Obama demandera certainement au Premier ministre israélien de respecter les engagements pris par les gouvernements précédents concernant principalement l’acceptation du principe d’un Etat palestinien, la fin de la politique de colonisation, l’évacuation des bases militaires illégales et une aide économique et sécuritaire à la Palestine, ainsi que le respect des obligations fixées par le « feuille de route » et le processus d’Annapolis.

Une relation difficile.
Cependant, la volonté affichée par Barack Obama de soutenir la formation de deux Etats séparés, ne plait pas énormément au Premier ministre israélien. Les deux hommes se rencontreront, pour en discuter, à Washington le 18 mai prochain. Cette visite aura lieu après celle du Président israélien, Shimon Peres.
Netanyahou préfère ne pas évoquer la possibilité de la création d’un Etat palestinien, à laquelle il est opposé. Ni durant sa campagne, ni depuis son arrivée au pouvoir, jamais le Premier ministre israélien n’a prononcé les termes d’Etat palestinien. Cette position radicale va à l’encontre de la volonté européenne et de celles des Etats-Unis. Netanyahou préfère s’étendre sur le sujet de l’Iran plutôt que d’évoquer la Palestine. Il considère le programme nucléaire iranien comme une menace sérieuse pour Israël et tente de convaincre les Etats-Unis et l’Europe de l’importance de ce dossier et ainsi de reléguer le problème palestinien au second plan. Cependant, de nombreux pays occidentaux considèrent ces deux dossiers comme étant liés. La création d’un Etat palestinien est définie par beaucoup comme une condition préalable aux négociations avec Téhéran. Ce qui irrite certains hommes politiques, c’est que contrairement à ces prédécesseurs, Netanyahou n’a fait aucune déclaration de bonne volonté face à ce processus de paix. Le principal reproche qui lui est fait est donc de ne pas même tenter de parvenir à la paix.
La rencontre de la semaine prochaine entre Barack Obama et Benjamin Netanyahou sera donc particulièrement importante pour les relations futures qu’entretiendront les deux pays. Il dans l’intérêt de chacun que les deux hommes politiques trouvent un terrain d’entente.

Eugénie Bron
Assistante de recherche


Jaulmes, Adrien, « Premier tiraillements entre Israël et les Etats-Unis », Le Figaro, 8 avril 2009.
http://israelpalestine.blog.lemonde.fr/2009/04/28/obama-versus-netanyahou-tours-de-chauffe/
Guetta, Bernard, « Obama contre Netanyahou », Libération, 22 avril 2009.
http://www.courrierinternational.com/article/2009/04/09/les-etats-unis-mettent-la-pression
Jaulmes, Adrien, « Israël confronté aux exigences occidentales », Le Figaro, 6 mai 2009.

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  • Origine CERMAM
  • http://www.cermam.org/fr/logs/vue/le_processus_de_paix_netanyaho/
  • Publié le 18 mai 2009