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Portrait

Bachar Al-Assad

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Bachar Al-Assad, né en 1965 à Damas, a succédé à son père à la tête du régime syrien en 2000. Fils cadet de Hafez Al-Assad, il commence ses études à Damas, puis part étudier l’ophtalmologie à Londres. En 1994, son frère ainé, destiné à remplacer Hafez Al-Assad au pouvoir, meurt dans un accident de voiture.

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Liban : Michel Sleimane, le Général du Consensus

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C’est après 19 reports de l’élection du président libanais que, le 25 Mai 2008, le général Michel Sleimane a été élu par le parlement Libanais avec une majorité de 118 voix sur 127. Cette élection attendue depuis septembre 2007, date depuis laquelle le poste de président est vacant, a été possible suite aux accords de Doha du 21 Mai 2008, qui ont un tant soit peu dénoué la crise Libanaise. Le choix de Sleimane en tant que futur président avait déjà été fait depuis plusieurs mois. C’est l’une des seules figures perçues en tant que neutre : ni pro-syrien, ni anti-syrien, ni proche, ni opposé a aucun des majeurs mouvements libanais. Son apparente neutralité lui a accorde une certaine confiance des libanais, et lui confère le titre de candidat ‘idéal’.

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LE QATAR, SON EMIR ET AL-JAZIRA

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«Ici Al-Jazira, depuis le Qatar. » Cette phrase, répétée toutes les heures sur une télévision vieille d'à peine plus de dix ans , s'est répandue dans l'ensemble du monde arabe, de Tanger à Bagdad. Mais l'humour populaire a tôt fait de retourner la formule : « Ici le Qatar, depuis Al-Jazira ! » Cette inversion illustre la relation énigmatique qui unit la CNN arabe au pays qui l'abrite. En diffusant en direct les premières frappes aériennes sur Kaboul, Al-Jazira ne savait pas que sa notoriété franchirait les frontières qui avaient été les siennes jusqu'alors. Et lorsqu'Oussama Ben Laden, l'homme le plus recherché du monde, choisit Al-Jazira pour répondre à George W. Bush, la chaîne ignorait qu'elle deviendrait une cible de la riposte américaine ...


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Zoom

Conférence du HCR à Genève: le monde au chevet des réfugiés irakiens

Les 17 et 18 avril 2007 s’est tenu à Genève une conférence sur l’Irak, à l’initiative du Haut commissariat des Réfugiés. Plus de soixante pays avaient envoyé un représentant pour participer à cette réunion sur la crise irakienne.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : ce sont environ 50'000 personnes chaque mois qui quittent ce pays, fuyant la guerre. Désormais, l’on compte 4 millions d’Irakiens, selon les chiffres avancés par le HCR, qui ont dû laisser leur terre derrière eux et partir pour l’étranger ou se déplacer au sein de leur pays.

La Jordanie et la Syrie ont accueilli une grande part de ce flot d’exilés (certaines estimations parlent de deux millions), mais leurs limites ne sont pas loin d’être atteintes. A Genève, ces deux pays se sont dits être disposés à accompagner les flots de migrants à travers leur territoire vers d’autres frontières. En effet, le refoulement en direction de l’Irak est une solution à laquelle aucune des parties prenant part à la conférence ne souhaite aboutir.

L’Irak, par le biais de son Ministre des Affaires étrangères, Hoshiyar Zebari, a fait état de son intention de dédommager la Syrie et la Jordanie afin que ses exilés puissent avoir accès à l’éducation et aux soins minimaux. L'Irak ne veut pas que le HCR leur accorde le statut de réfugiés. Et la Jordanie et la Syrie craignent un scénario à la Palestinienne. Or, ces réfugiés ont besoin d'une pièce d'identité pour aller à l'école ou obtenir une couverture sociale.

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L’objectif affiché de cette conférence était de réunir 60 millions de dollars pour la cause des réfugiés irakiens. Le but a été atteint et dépassé, même si une telle somme est dérisoire, et ne saurait permettre une quelconque issue de crise à court terme.

Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne entre autres se sont engagés à recueillir un certain nombre de déplacés irakiens. Cependant, les seuls qui ont travaillé pour Londres et Washington en Irak (interprètes, assistants) seront les heureux élus mais selon certaines conditions. D’autres pays ont réaffirmé leur soutien financier (la Suisse double son apport et offre 4 millions de dollars pour aider à résoudre la crise en Irak).

Le Haut commissaire portugais, M. Guterres, a reconnu à l’issue de la conférence que l’Irak n’est pas encore suffisamment sûr pour que l’on puisse y faire retourner les populations qui l’ont quitté. Ban-Ki Moon, Secrétaire Général des Nations Unies, s’est exprimé par vidéo, affirmant que le conflit actuel « n’allait pas se résoudre tout seul ». Et pour le Haut commissaire, comme pour une grande partie des représentants présents, les problèmes humanitaires actuels en Irak sont « les symptômes d'une maladie dont le remède ne peut être que politique. »

Les pays arabes hésitent à contribuer financièrement aux efforts du HCR dans la prise en charge e réfugiés irakiens. Pour eux la responsabilité revient aux forces d’occupation. D’ailleurs le droit international a une position proche de cela. Lors de cette conférence, Washington et Londres ont réussi à évacuer toute politisation des conséquences désastreuses de leur intervention en Irak. En réduisant la question des réfugiés irakiens à son aspect humanitaire, la communauté internationale risque de reporter encore une fois toute discussion sérieuse sur une sortie de crise pour les Irakiens.

-- Marguerite Cornu
Assistante de recherche stagiaire

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avec swissinfo

Les nouveaux acteurs politiques sunnites en Irak

S'appuyant sur l'idéologie du parti Baas, le régime de Saddam Hussein fit régner en Irak, entre 1968 et 2003, un nationalisme exacerbé. Ce parti, laïc, accentuait peu la dimension religieuse au sein de l'Etat, de même que les divergences ethniques et confessionnelles étaient atténuées, voire interdites de s'exprimer. Quant aux autres partis politiques, dans cette configuration monopolistique du pouvoir, ils étaient considérés comme illégaux et n'avaient guère de chances de se faire entendre. Il fallut que Saddam soit chassé du pouvoir, en avril 2003, avec le vide politique qui s'ensuivit, pour que le pays se transforme en un terrain d'affrontement de clans et de confessions.

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US – Islamic World Forum 2006

Du 18 au 20 février 2006, à l'initiative du Saban Center de la Brookings Institution et dans le cadre du projet US policy towards the Islamic World (La politique des États-Unis vis-à-vis du monde islamique), le troisième US-Islamic World Forum (Forum États-Unis - Monde islamique) s'est déroulé à Doha en collaboration avec l'État du Qatar.

Né pour remédier aux tensions et au clivage grandissants entre les États-Unis et le monde musulman suite au 11 septembre 2001 – qui risquent de compromettre la collaboration en matière de sécurité et de lutte contre le terrorisme et de réduire la coopération sur le plan du développement humain –, le Forum a créé un espace de contact et de dialogue institutionnalisé entre les leaders étasuniens et ceux du monde islamique, originaires de tous les continents et issus du monde de la politique, des affaires, des universités, des médias, des arts et de la société civile, dans le but de renouer un dialogue accaparé par les voix les plus radicales.

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