Point de vue

Kadhafi conserve sa capacité de nuisance

SlateAfrique - Comment expliquer que le régime de Kadhafi ait pu résister aussi longtemps?

Hasni Abidi - Cela a pris du temps en Libye mais ça prendra aussi du temps en Syrie. Et cela prendra encore plus de temps en Algérie. La séquence libyenne est complètement différente de la séquence tunisienne ou égyptienne. Dans la mesure où il n’existe pas d’autonomie dans les instances dirigeantes. En Libye, il y a une fusion entre le pouvoir incarné par Kadhafi par ce qu’on appelle en Libye «les hommes de la tente», tous ceux que Kadhafi reçoit quotidiennement sous sa tente. C’est eux qui détiennent le pouvoir, ce n’est ni le gouvernement, ni les bureaux populaires, ni le parlement, ni le congrès populaire, mais c’est tous les hommes de la tente, les hommes proches de Kadhafi. Il y a une fusion entre les hommes de la tente, le régime Kadhafi et l’appareil militaire et sécuritaire. Du coup, on est privé de cette marge de manœuvre dont a disposé l’armée tunisienne ou l’armée égyptienne pour accélérer le changement et le départ des deux présidents.

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La chute de Kadhafi rend la démocratisation algérienne inéluctable

SlateAfrique - Les islamistes libyens vont-ils accepter l’autorité du Conseil national de transition (CNT)?

Hasni Abidi - C’est un problème épineux pour la transition libyenne. Nous avons des mouvements djihadistes, des mouvements salafistes et des Frères musulmans très influents. D’anciens chefs militaires de Kadhafi ont rejoint l’opposition et ont joué un rôle très important. Mais la force la plus déterminée ce sont les islamistes.

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Quelles options pour Kadhafi?


Olivier Bot | 22.08.2011 | TDG


Pour Moustapha Abdeljalil, président du Conseil national de transition, «la capture de Kadhafi serait synonyme de victoire». C’est aussi l’avis d’Hasni Abidi, du Centre d’études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen à Genève. «Le régime tourne autour de sa personne. Sa capture pourrait pousser ses soutiens à changer d’alliance ou à rendre les armes.» Difficile cependant de savoir où se trouve Kadhafi.

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Analyses

La position de l'Algérie envers le conflit lybien vu par des experts

Lors du conflit libyen, l’Algérie s’est entêtée à soutenir le «guide» de la révolution libyenne Mouammar El Gueddafi, une position qui signe l’échec de la diplomatie algérienne. Tiraillée à l’ouest par sa frontière avec le Maroc et maintenant à l’est avec la Libye, l’Algérie risque de connaître des troubles, selon les exper

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«Le procès de Moubarak est un test historique»

EGYPTE | La révolution est entre les mains des juges, estime Hasni Abidi, du Cermam.

Andrés Allemand | 04.08.2011 | 00:00 TDG

Hosni Moubarak derrière les barreaux. L’image a fait le tour de la planète. Couché sur une civière, enfermé dans le box des accusés, l’ancien président, poursuivi pour le meurtre de plus de 800 manifestants et pour corruption, a comparu hier au Caire devant la justice de son pays.

Incrédules, les Egyptiens ont suivi en direct à la télévision les quatre heures d’audience du premier dirigeant du Moyen-Orient à comparaître physiquement devant un tribunal depuis le début du printemps arabe.

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La révolution tunisienne sur la corde raide

La révolution tunisienne sur la corde raide


Par Frédéric Burnand, swissinfo.ch

Alors que le report des premières élections post-révolutionnaires est de plus en plus souvent évoqué, la tension monte entre les forces révolutionnaire et les milieux de l’ancien régime.


Après le Premier ministre Béji Caïd Essebsi, c’est le président de la Haute instance chargée de préparer les élections en Tunisie, Yadh Ben Achour, qui a évoqué ce jeudi l’éventualité d’un report de l’élection fixées au 24 juillet de l’Assemblée constituante, point de départ de l’institution de la démocratie en Tunisie.

Les tensions inhérentes à la période de transition que traverse le pionnier du printemps arabe risquent donc de s’exacerber.

«Il est prématuré de parler de prémices d’une contre-révolution. Mais on voit bien qu’il y a un affrontement qui ne dit pas son nom entre les forces du changement et les forces qui veulent le statu quo, autrement dit, l’échec de la transition», relève le chercheur Hasni Abidi, directeur à Genève du Centre d'études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen (CERMAM).

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